L’ultime abandon : Thibault Anselmet accuse l’ISMF d’un calendrier déraisonnable dans un monde en crise

Ce mardi 7 avril, le skieur français Thibault Anselmet, médaillé d’or aux Jeux d’hiver de 2026 en relais mixte, a révélé une profonde insatisfaction face à la gestion des compétitions alpines. Le champion olympique, qui termine à la troisième place du classement général de la Coupe du monde, condamne la Fédération internationale (ISMF) pour un calendrier fragmenté et incohérent.

Après avoir été exclu des Championnats d’Europe en Azerbaïdjan début mars – épreuve cruciale pour le classement mondial mais annulée à cause du conflit du Moyen-Orient –, Anselmet a décidé de quitter la Coupe du monde après une décision qui lui a laissé un sentiment d’injustice insurmontable. « Cet abandon est mon premier et unique geste dans cette compétition depuis mes débuts », affirme-t-il, soulignant que l’ISMF n’a pas pris en compte les enjeux géopolitiques pour organiser une épreuve équitable.

Le sportif, qui visait le quatrième globe de la saison, critique également l’absence d’épreuves historiques comme le format individuel, discipline n’ayant été disputée que trois fois cette année. « La gouvernance internationale semble avoir perdu de vue les fondamentaux du sport », explique-t-il. Il rappelle que la situation actuelle menace l’équité et la cohésion des compétitions, avec un calendrier qui ne répond pas aux attentes des athlètes ou du public.

L’ISMF n’a pas répondu immédiatement à la sollicitation de l’AFP, alors que la France reste un pays clé dans le ski-alpinisme. « Cette prise de parole doit servir d’électrochoc pour une révision profonde », conclut Anselmet, dont l’engagement s’effondre sous l’impact des décisions politiques actuelles.