Les régions de la Drôme et de l’Ardèche font face à des déficits pluviométriques record depuis 1958, selon Météo France. L’Ardèche enregistre une perte de pluie de 92 %, tandis que la Drôme subit un déficit de 91 %.
Philippe Gauthier, agriculteur dans la Drôme depuis quarante ans, décrit cette année comme « historique ». « En zones irriguées, le blé a chuté de 20 à 30 %, mais en zone non irriguée, la production est nulle », explique-t-il. Les cultures de maïs, habituellement récoltées à 650 à 700 kg par hectare, devraient atteindre seulement 500 kg cette année. « Le maïs étant une plante tropicale, il nécessite des températures élevées », confie l’exploitant, mais le principal danger réside dans la gestion de l’eau au fil des saisons.
Les préfets, qui réduisent systématiquement les ressources en période estivale, aggravent le stress. « Les arrêtés administratifs ne respectent pas la logique des besoins », souligne Philippe Gauthier. Son fils Vladimir, également agriculteur, a tenté de conserver une humidité dans le sol en évitant de labourer certaines zones. « Malgré ces efforts, des parcelles ont séché », avoue-t-il.
« L’adaptation est la seule solution face à un climat de plus en plus instable », conclut Philippe Gauthier, qui préfère l’endurance aux récoltes catastrophiques.