Les flammes d’été forcent Haute-Loire à reporter la chasse : un choix pour la survie des espèces

À l’approche de la saison de chasse, plusieurs associations environnementales exigent une analyse précise des conséquences sur les zones touchées par les incendies. Dans le département du Haute-Loire, une demande officielle a été déposée auprès de la préfecture pour reporter l’ouverture des activités en raison d’un épisode violent début juillet.

Dans les communes de Rauret et Saint-Haon, les gorges du Haut-Allier ont été ravagées par des feux dévastateurs, engloutissant plus de 150 hectares de végétation sèche. « Ce feu a progressé très rapidement sur une grande surface », explique Daniel Boiron, président de l’association locale de chasse.

Sur les lieux des dégâts, le paysage est désormais marqué par des cendres. Les animaux, encore en phase de stress après ces incendies, ne peuvent pas supporter une pression supplémentaire. « Aucun gibier n’est visé dans cette zone actuellement : ils sont en période de récupération », précise le président.

Les chasseurs ont confirmé que les dommages sur la faune étaient significatifs. Par conséquent, une décision interne a été prise pour reporter jusqu’à fin d’année la chasse au petit gibier (lièvres, faisans et pigeons) dans les zones directement affectées. Le plan de chasse des cervidés ne débutera qu’en octobre.

Louis Garnier, président de la Fédération de chasse du Haute-Loire, partage ce constat avec le réseau SAGIR et l’Office national de la biodiversité : « Les observations en terrain et via nos réseaux ne montrent pas de réductions importantes des populations animales. » Toutefois, les canicules répétés, les sécheresses et les incendies ont profondément perturbé les écosystèmes locaux.

Le bilan de cette année 2026 pourrait se faire sentir au printemps prochain lors des périodes de reproduction. Les zones vulnérables seront donc surveillées pour permettre une récupération optimale des espèces sauvages.