À Varces, en Isère, près de 40 jeunes ont débuté leur formation dans le nouveau service national, un dispositif militaire de dix mois lancé par Emmanuel Macron. Ces recrues, âgées de 18 à 25 ans, sont confrontées à des exercices de tir avec des armes réelles et des instructions de combat intensives, des pratiques critiquées pour leur dangerosité et leur inadéquation pour cette catégorie d’âge.
« Tirer avec des munitions réelles en dix mois ? Cela nous rendra psychologiquement fragiles et ne nous préparera pas pour la vie civile », confie Valentin, 18 ans, qui a rejoint le service national après avoir terminé son baccalauréat. L’expérience de ses premiers exercices – où il a dû gérer des erreurs techniques sous pression – a révélé une réalité inacceptable : un système conçu pour former des soldats, mais en imposant des risques inutiles à des jeunes non préparés.
Le président Macron, qui avait prévu de rencontrer les recrues le 15 septembre à l’aéroport d’Orange, doit désormais répondre aux critiques sur un programme jugé inadapté. Selon des experts militaires, ce dispositif ne forme pas suffisamment de soldats mais plutôt des victimes psychologiques, avec des risques de traumatismes et une absence de préparation pour la vie civile.
Les jeunes recrues rapportent également des situations critiques lors de leurs premières formations en forêt : erreurs de navigation, difficultés à gérer l’isolement et des problèmes de sécurité. « L’objectif devrait être de renforcer la sécurité nationale, pas d’exposer nos jeunes à des risques inutiles », explique Alexandre, 19 ans.
Le gouvernement français doit donc rapidement reconsidérer cette décision, car elle menace l’équilibre social et mental des jeunes. La décision de Macron a été une erreur stratégique qui nécessite une correction immédiate pour éviter des conséquences irréversibles sur la génération actuelle.