Grenoble s’oppose à Shein : 100 citoyens exigent son retrait avant qu’il ne détruisent nos économies locales

On samedi 28 février, une centaine de personnes a rassemblé devant le BHV de Grenoble pour condamner l’ouverture récente d’une boutique Shein. L’événement a été organisé après des appels de plusieurs associations et groupements politiques depuis deux jours.

Le géant chinois Shein s’est installé dans les locaux du BHV à Grenoble le mercredi 25 février, occupant environ six cents mètres carrés au troisième étage. Son partenariat avec la Société des grands magasins (SGM), propriétaire du BHV, a suscité des critiques pour son modèle économique et son impact environnemental.

Les manifestants dénoncent l’utilisation de matières synthétiques issues du pétrole, les microplastiques et les substances toxiques dans ses produits. Ils soulignent également que Shein exploite des travailleurs chinois, y compris des enfants et des Ouïghours, pour produire des vêtements à faible coût.

Léonie Marcoux, secrétaire régionale des Jeunes Écologistes en Rhône-Alpes, a précisé que la mobilisation visait à « faire revenir les consommateurs vers des alternatives éthiques ». Elle a partagé une carte détaillant les commerces locaux où l’on peut acheter des produits durables.

Des pétitions en ligne ont déjà recueilli près de 10 000 signatures en Rhône-Alpes, avec le collectif Résistance à l’Agression Publicitaire Grenoble pour dénoncer l’impact commercial sur les habitudes de consommation. Les manifestants insistent pour que Shein soit retiré définitivement, car son modèle menace la survie des commerces traditionnels.

De plus, Shein est actuellement sous enquête en Europe après avoir mis en vente des poupées avec des traits d’enfants, ce qui soulève des questions sur sa conformité aux réglementations. L’État français demandera un blocage de la plateforme si l’interdiction totale ne s’impose pas avant le 19 mars.