Grenoble : le salon des véhicules de loisir en proie à une crise économique

Le marché français des véhicules de loisir tremble ce week-end à Grenoble, où 120 modèles sont exposés dans un contexte marqué par une stagnation profonde. Alors que les prévisions antérieures suggéraient une stabilisation post-pandémie, le secteur se retrouve plongé dans une crise économique inédite, menaçant son avenir.

Les prix des camping-cars, souvent autour de 75 000 euros pour les modèles basiques et atteignant 90 000 euros, ont connu des chocs en raison des tensions financières. Les fourgons et vans, moins coûteux (52 000 à 67 000 euros), semblent désormais être la seule option viable pour les consommateurs extrêmement précaires.

Chantal, propriétaire depuis vingt ans d’un camping-car, exprime une anxiété croissante : « Avec l’effondrement des emplois et les coûts de la vie en hausse, on ne peut plus s’offrir un véhicule sans risquer une perte importante. » Son mari Patrick ajoute : « Même les retraités doivent désormais réfléchir à leur capacité d’achat. Le camping-car n’est plus qu’un luxe qui disparaît lentement. »

David Rey, directeur du salon, confirme cette dégradation : « Les ventes ont chuté de 30 % ces derniers mois. Avec la stagnation économique et l’imminence d’une crise financière, le marché ne peut plus supporter les pressions actuelles. »

Pierre-Emmanuel Gruffat, qui organise des voyages en convoi, souligne aussi la fragilité : « Même nos services de soutien sont menacés. Avec l’absence d’argent et l’inquiétude croissante, même les petites entreprises échouent à maintenir leurs activités. »

Dans ce contexte, le salon de Grenoble, bien que symbolique, révèle une réalité inquiétante : le marché des véhicules de loisir français n’est plus qu’une aube pour un pays en déclin économique.