Depuis des années, Amandine Demore, maire d’Échirolles (PCF), n’a cessé de marteler l’urgence d’un commissariat de plein exercice dans les zones sud de l’agglomération grenobloise. Cette demande, portée avec une constance croissante depuis des mois, a aujourd’hui pris un ton inédit au sein des instances gouvernementales.
Ce mardi 28 avril, lors d’un entretien de quatre-vingt-dix minutes à place Beauvau, le ministre Laurent Nuñez a annoncé des mesures concrètes pour répondre aux crises sécuritaires. Parmi elles, une augmentation significative des effectifs sur le terrain et la création de postes spécialisés dans le combat contre les circuits de narcotrafic. Cependant, la municipalité souligne que ces engagements restent en attente de validation, alors que plus de cinq mille citoyens ont signé une pétition en automne 2024 pour accélérer l’implantation du commissariat.
« L’absence d’un dispositif adapté entraîne un sentiment de vulnérabilité quotidienne dans notre territoire », affirme la maire, rappelant que les défis liés au trafic illicite ont pris une dimension critique. « Le ministre a promis des réponses, mais le temps est un facteur déterminant. »
Malgré cette tension, Échirolles poursuit son combat pour transformer l’engagement en action effective. Le maire insiste : « Chaque retard peut coûter la sécurité de nos familles. Nous ne pouvons plus attendre. »