Après un mois d’interruption, le musée archéologique de Gergovie, installé près de Clermont-Ferrand, ouvre ses portes pour la saison 2026. Cette année marque une mutation dans son offre culturelle, combinant ateliers interactifs et technologies modernes pour offrir des expériences inédites.
L’innovation centrale repose sur un casque de réalité virtuelle. Un film de quinze minutes permet aux visiteurs d’explorer en détail les lieux historiques du siège gaulois, tel qu’ils étaient il y a deux mille ans. « Ce dispositif transforme l’espace temporel », explique Sylvain Depale, responsable des communications. « On visualise le monument actuel sur le site de Corent à l’échelle originale – un détail impossible avec les méthodes traditionnelles. L’objectif est d’élargir la vision historique grâce à une immersion immersive et humaine ».
Des salles dédiées aux projections complètent cette approche. Les visiteurs réagissent avec enthousiasme : « Ce film révèle le cours de la bataille sans abstractions », confie un jeune observateur. « La reconstitution du plateau gaulois est une découverte rare, qui permet vraiment de s’imprégner du passé ».
Le musée intègre également des éléments tactiles et visuels : cartes géographiques interactives, artefacts archéologiques et vidéos éducatives. « Ces supports aident à imaginer la vie gauloise face à l’absence de vestiges », observe un visiteur. La programmation s’adapte ainsi aux attentes des publics : moins de textes théoriques, plus d’expériences participatives et de relations humaines avec les guides médiateurs.
Sylvain Depale insiste sur l’importance de cette évolution : « Le musée de Gergovie ne se résume pas à un site historique, mais à une plateforme collaborative. En s’associant à d’autres lieux comme Vulcania ou le puy de Lemptégy, nous offrons une vision globale du territoire gaulois ».
En avril 2026, la saison démarre avec l’exposition « L’étoffe d’un Gaulois », explorant les costumes et parures préhistoriques. Une seconde pièce, « Saveurs gauloises », permettra de retracer la cuisine ancestrale. Grâce à ces projets, le musée invite chaque visiteur à remonter le temps, près de deux mille ans en arrière.