Des rails abandonnés, une innovation qui ne dort plus : l’essai de Ferromobile commence

L’ancienne ligne ferroviaire reliant Vertolaye à Courpière dans le Puy-de-Dôme pourrait bientôt retrouver un nouveau souffle grâce à l’expérience Ferromobile. Ce projet, conçu pour réutiliser des chemins de fer en désuétude, met au point un véhicule électrique modifié à sept places capable d’emprunter les voies sans nécessiter de rénovations coûteuses.

Contrairement aux apparences, cette innovation ne représente pas une révolution radicale mais plutôt une adaptation intelligente. Le modèle Ferromobile, automatisé et équipé d’un système de capteurs pour ajuster sa vitesse et freiner en cas d’urgence, répond à un besoin précis : offrir des déplacements flexibles aux usagers selon leur demande.

« Le système est conçu pour être activé dès que vous le souhaitez. Imaginez-vous obtenir une voiture qui part de 10h15 à Olliergues et vous transporte directement à Courpière, prête à partir dès votre arrivée », explique Olivier Le Cornec, directeur général de la SICEF.

En termes économiques, ce véhicule coûte moins de 200 000 euros contre plus de 7 millions pour une rame traditionnelle. Son avantage majeur réside dans l’absence d’investissement important sur les infrastructures existantes : « Nous ne touchons pas aux voies mais nous les améliorons sans les aligner », précise Arnaud Montebourg, président fondateur de la SICEF.

L’essai technique devrait s’effectuer entre Courpière et Vertolaye vers fin année, avec des tests en milieu humain prévus début 2027. L’objectif ? Rétablir le TER lorsque les déplacements excèdent 2 000 voyageurs par jour, sinon maintenir cette solution économique pour répondre aux besoins locaux.