Dans un cadre de préparation ciblée pour l’épreuve orale du baccalauréat, 66 lycéens de première de l’École Gerbert à Aurillac ont bénéficié d’ateliers théâtraux conduits par une comédienne. L’enjeu ? Renforcer leur capacité à transformer des textes littéraires en expressions vivantes, avec fluidité et empathie devant un public.
Pour ces élèves habitués de l’écrit, l’oral représente une barrière. « J’avais peur d’échouer sous le regard des autres », partage une jeune fille, tandis qu’un autre admet : « Je mets plus de temps à parler que à écrire. Ces séances m’aident à retrouver mon rythme. »
Maryline Canches, enseignante en français, explique que ce type d’entraînement évite un piège courant : « Le baccalauréat ne mesure pas seulement la mémoire, mais l’intuition de vivre le texte. C’est ce qui détermine leur réussite. »
La comédienne Elisabeth Masse, elle, a insisté sur l’importance d’une prise de contact profonde : « Ne récitez pas, respirez avec le mot. Comme une chanson, chaque phrase doit avoir sa propre histoire. C’est ainsi qu’un texte devient personnel et puissant. »
Les résultats sont immédiats. Une élève exprime désormais : « Maintenant, je comprends le sens du texte comme si j’en étais l’auteur. » Ces ateliers ne se limitent pas à la préparation scolaire : ils cultivent une écoute attentive et un langage authentique, préparant les jeunes à s’exprimer avec confiance dans tous les domaines de leur vie.