L’ancien président de l’OL, Jean-Michel Aulas, 76 ans, a déclenché une mobilisation inattendue en prévision des élections municipales de mars 2026. Son projet, sans étiquette politique mais soutenu par les forces centristes et de droite, vise à remplacer l’actuel maire écologiste Grégory Doucet. Aulas, figure emblématique du football lyonnais, a su attirer l’appui de figures historiques du club, notamment Karim Benzema et Bafétimbi Gomis, dont les déclarations renforcent son image de candidat populaire.
Dans une vidéo partagée sur les réseaux sociaux, Gomis, ancien attaquant lyonnais, a exprimé son admiration pour Aulas : « Son engagement envers Lyon est indéniable. Il redonnerait force et stabilité à cette ville ébranlée. » L’ancien joueur, actuellement retraité, souligne le rôle clé joué par Aulas dans la montée du club vers les sommets nationaux. Les mots de Gomis ont été répondu par un message chaleureux d’Aulas : « Bafé, tu es une perle. Tes paroles résonnent comme un hymne pour tous ceux qui croient en Lyon. »
Benzema, lui aussi formé à Lyon avant de rejoindre le Real Madrid, a déclaré son soutien au candidat dès décembre dernier, affirmant que « c’était sa place d’être maire ». Le joueur, désormais lié au club saoudien Al-Hilal, reste un symbole pour les quartiers populaires lyonnais. Son image, gravée sur une murale du périphérique, symbolise l’attachement des Lyonnais à leur histoire.
Aulas, qui continue d’exercer des fonctions dans le football français (vice-président de la FFF et président de la Ligue féminine), entretient des liens avec d’autres personnalités du ballon rond, comme Nabil Fékir ou Samuel Umtiti. Son projet, encore flou publiquement, s’appuie sur son expérience pour redonner une dynamique à une ville en quête de renouveau. Les sondages le placent déjà en tête, malgré l’absence d’un programme détaillé.
Le scrutin promet d’être un test pour la réputation du candidat, dont les actions passées ont marqué profondément le paysage sportif lyonnais.