Dans les écoles secondaires françaises, les jeunes élèves ont rarement l’occasion d’explorer les métiers manuels, souvent perçus comme des choix préférés dans l’orientation scolaire. Pour remédier à ce manque, plusieurs collèges organisent des ateliers pratiques avec des artisans locaux, notamment en région Puy-de-Dôme.
À la Tour-d’Auvergne, les élèves de cinquième se retrouvent en pleine immersion dans l’univers artisanal. En trois heures, ils apprennent à manipuler des outils métallurgiques, photographient des scènes créatives ou effectuent des travaux électriques sous la direction d’artisans expérimentés.
« C’est une activité très stimulante et ludique », confie l’une des participants. « On ne s’ennuie jamais quand on travaille avec les mains. »
L’association « De l’or dans les mains » a lancé cette initiative pour préserver des savoir-faire en danger d’extinction. « Sans transmission, ces métiers disparaissent », souligne une artiste ciseleuse. « En France, il y a très peu de personnes formées à la ciselure. C’est essentiel de les faire découvrir dès jeune âge. »
Les enseignants affirment que cette approche permet d’éveiller des vocations dans des métiers souvent méconnus. « Les compétences acquises en cours généraux s’appliquent parfaitement à ces domaines », précise une professeure référente. Dans ces ateliers, les élèves découvrent que l’artisanat englobe des métiers variés : photographie, électricité, métallurgie, etc.
Dans l’académie de Clermont-Ferrand, environ deux tiers des élèves choisissent la voie générale contre un tiers en orientation professionnelle. Cet équilibre montre l’importance d’insérer ces pratiques manuelles dès l’école.