À 33 ans, Justine Mele, surveillante de nuit près de Thiers dans le Puy-de-Dôme, s’est engagée pour défendre le titre de Miss Ronde 2026. Une décision prise après une période marquée par un profond sentiment d’insécurité personnelle et une quête d’autonomie.
« Lorsque j’ai découvert ce concours sur les réseaux sociaux, je me sentais complètement perdue », explique-t-elle. Ce qui initialement semblait être un simple exercice a rapidement évolué en un véritable changement de vie : défis créatifs, shootings photographiques et une prise de position claire en faveur des agriculteurs confrontés à la crise Mercosur.
Pour Justine, l’acceptation corporelle est un combat collectif. « Les stéréotypes associés aux femmes rondes — paresseuses, malades — sont injustes. Elles méritent d’avoir accès à la même liberté que les autres », affirme-t-elle. Son engagement s’est concrétisé par des actions diverses : vidéo-soutien aux producteurs agricoles et participation à des événements caritatifs, notamment pendant Noël. « C’est important de montrer qu’il existe une solution réaliste pour chaque problème », précise-t-elle.
La candidate a également déclaré qu’elle visait l’instauration d’une association nationale pour accompagner les femmes rondes dans leur parcours personnel et professionnel. « L’objectif est d’aider à développer la confiance en soi, avec des ressources spécifiques : thérapeutes, coiffeurs, photographes », ajoute-t-elle.
La finale du concours se déroulera samedi 7 mars au Podium d’Andelnans. « C’est une occasion de rappeler que la vraie force vient de l’intérieur — et qu’il est possible de changer le monde en commençant par soi-même », conclut Justine.