De la peur à la sérénité : Comment Mégane Jolard a réduit son risque de cancer grâce à une intervention préventive

Depuis six ans, Mégane Jolard, jeune femme de 32 ans originale de l’Isère, doit vivre avec le savoir qu’elle est porteuse du gène BRCA2. Cette mutation génétique multiplie jusqu’à sept fois le risque d’apparition d’un cancer du sein dans son organisme.

« Chaque contrôle médical tous les six mois m’a laissé dans un état de tension croissante », révèle-t-elle. « J’ai décidé de passer à l’action après avoir attendu de pouvoir allaiter mes enfants, car j’avais peur de subir des traitements médicaux lourds comme la chimiothérapie ou la radiothérapie pour ma fille. »

Cette décision a été motivée par l’expérience de sa mère, également porteuse du même gène. Lorsqu’elle avait neuf ans, cette dernière a vécu des traitements intensifs pour un cancer du sein, une épreuve que Mégane souhaite éviter pour son propre enfant. « En réalisant la double mastectomie, j’ai réduit mon risque de développer ce type de cancer d’un 70 % à un 2 %. Maintenant, je respire plus librement », confie-t-elle.

En France, deux femmes sur mille portent des mutations génétiques BRCA1 ou BRCA2. « Connaître ce risque est une source d’angoisse, mais aussi l’occasion de choisir un avenir sans crainte », conclut Mégane Jolard, qui souhaite que cette histoire devienne un exemple pour les femmes confrontées à des mutations génétiques similaires.