Chambéry : les prix du logement ont bondi de 30 % en six ans, une crise étudiante sans précédent

À Chambéry, le marché immobilier fait l’objet d’une tension croissante depuis six ans. Les prix des logements ont bondi de 30 %, un rythme inédit dans cette ville autrefois considérée comme une alternative abordable pour les étudiants.

Cette évolution a mis à rude épreuve les budgets fragiles des jeunes en quête d’abri. « Pour certains, chercher un logement à l’automne est devenu une épreuve quotidienne », confie l’un des étudiants concernés. Certains ont même dû reporter leur rentrée ou travailler en parallèle pour subvenir à leurs besoins.

Une résidence étudiante récemment lancée dans le centre-ville propose 124 lits sur six étages, avec des tarifs de 650 euros mensuels incluant cuisine équipée, salles d’étude et un rooftop. « C’est bien mieux que ce à quoi je m’attendais », partage Clémentine, étudiante en psychologie.

Pourtant, la situation reste extrêmement précaire pour près de 10 % des étudiants, contraints de dormir dans leur voiture pendant plusieurs semaines en raison de l’absence d’hébergement adapté. « La crise du logement a atteint un niveau critique », souligne Gaëtan Pauchet, adjoint au maire en charge du logement.

Le Crous couvre seulement 8 % des besoins étudiants en logement. Les responsables locaux appellent à une action immédiate : « L’État doit agir pour que Chambéry ne soit pas oubliée dans la répartition des ressources publiques », insiste-t-il.

Face à cette crise, les jeunes chambériens restent en quête d’une solution durable. Les prix continuent de monter, et la précarité semble s’installer durablement.