Alpes 2030 : Le budget stable de 2,135 milliards d’euros face à une succession en suspens

Le comité organisateur des Jeux Olympiques d’hiver 2030 a validé mardi dernier un budget annuel fixe de 2,135 milliards d’euros, légèrement supérieur à la version initiale de 2,132 milliards d’euros. Cette augmentation de 0,1 % s’inscrit dans un cadre d’adaptation aux récentes modifications géographiques et sportives.

L’annonce du transfert des épreuves de glace de Nice vers Lyon, suite au refus du maire Eric Ciotti d’installer une patinoire provisoire, a été intégrée dans le budget. Cette décision évite ainsi des coûts importants liés à la construction d’un nouveau complexe sportif.

L’ajout de disciplines comme le freeride et le patinage artistique synchronisé, ainsi que des épreuves en biathlon et ski-alpinisme, a pu être pris en compte. Bien que cela implique une hausse des dépenses opérationnelles, ces nouvelles activités génèrent également des recettes supplémentaires via les billets.

Les ressources privées représentent désormais 73 % du budget total, contre 74 % dans la version précédente. Le comité a également alloué 42 millions d’euros de sa réserve d’urgence pour couvrir des coûts désormais certains.

Vincent Roberti, président par intérim, a souligné que le processus de recrutement du successeur d’Edgar Grospiron (qui a démissionné le 10 septembre après une crise de gouvernance) n’était pas encore finalisé. « Il est crucial d’avoir un dirigeant clair rapidement pour assurer la stabilité », a-t-il déclaré.

Face aux échéances croissantes, le comité espère clore ce budget avant la fin de l’année afin d’éviter tout retard dans l’organisation des Jeux Olympiques alpins 2030.