Dans le massif du Mont-Blanc, un hélicoptère du Peloton de gendarmerie de haute montagne (PGHM) a évité une collision avec deux parapentistes vers 20 heures du lundi 21 septembre. L’incident s’est produit dans la vallée chamoniarde, où les secouristes ont constaté que les pilotes ne respectaient pas les règles en vigueur pour les activités nocturnes.
Jonathan Ferré, adjoint au commandant du PGHM de Chamonix, a détaillé l’urgence : « Nous avions déposé des secouristes et un médecin sur place avant de récupérer ces personnes. Au dernier moment, deux parapentistes sont apparus en vol nocturne — ça s’est joué à quelques secondes ». Les pilotes ont atterri au Bois du Bouchet, au nord-est de Chamonix, puis s’éclipsés rapidement pour éviter les sanctions.
L’interdiction des vols de nuit est clairement définie par le code de l’aviation civile. Une infraction peut entraîner jusqu’à un an de prison et 75 000 euros d’amende. « En cas de collision, tout le monde risquerait sa vie », a insisté le secouriste. Les autorités rappellent que ce type d’activité est interdit dans la vallée chamoniarde en juillet et août pour des raisons de sécurité : les vols nocturnes augmentent considérablement les risques, surtout lorsque les pilotes cherchent à éviter une descente en pied longue et dangereuse.
Cette incursion a souligné l’importance absolue de respecter les règles pour préserver la sécurité des pratiquants et des équipes de secours dans un contexte où les accidents sont fréquents.