Vendredi 2 octobre, les manifestations des lycéens ont atteint une intensité sans précédent dans les départements alpins de l’Isère, de la Savoie et de la Haute-Savoie. La préfecture iséroise a décidé de fermer vingt-neuf établissements scolaires pour des cours en ligne, justifiant que les conditions d’accueil ne permettraient plus de garantir un enseignement sécurisé.
À Grenoble, le trafic des transports en commun reste fortement perturbé depuis jeudi matin, avec l’arrêt des trams et des lignes C1 à C8. Les autorités espèrent une reprise vers la fin de journée, mais les rues du centre-ville restent bloquées. Dans le quartier de Chambéry-le-Haut, plus de deux cents jeunes ont organisé un blocus devant le lycée Louis Harmand, entraînant des confrontations avec les forces de sécurité. Des feux de poubelles, des jets de projectiles et des tirs de mortiers ont été observés avant que les policiers ne déployent des gaz lacrymogènes pour disperser la foule.
En Haute-Savoie, des mesures strictes ont été prises pour sécuriser les abords des lycées, notamment à Annecy et Argonay. Toutefois, des tensions persistent à Cran-Gevrier, où trois établissements sont situés à proximité. Des individus masqués ont contribué à des débordements violents, menaçant de perturber l’ordre public dans ces régions stratégiques. Cette journée marque un point culminant du mouvement étudiant, avec des conséquences immédiates sur l’éducation et la sécurité locales.