Face à l’aggravation des phénomènes météorologiques extrêmes, plusieurs collectifs d’associations animistes, dont l’association ASPAS installée dans le département de la Drôme, exigent une suspension immédiate des activités de chasse pour préserver les espèces sauvages. Ces groupes soulignent que les effets cumulés du réchauffement climatique, combinés à des étés marqués par des vagues de chaleur sans précédent, des sécheresses généralisées et des incendies forestiers dévastateurs, menacent gravement la survie des populations.
L’ASPAS a demandé aux préfets concernés d’appliquer l’article R 424-3 du Code de l’environnement, qui autorise une interdiction temporaire de chasse en cas de calamité naturelle. Ce protocole, conçu pour limiter les dégâts sur le territoire, devrait permettre d’évaluer l’état des espèces en temps réel.
Richard Holding, responsable communication à l’association ASPAS, explique que les animaux sauvages traversent désormais quatre difficultés : la pénurie d’eau, les températures extrêmes, les incendies et les pressions humaines. « Le gibier ne peut plus se reposer », précise-t-il.
Des études réalisées en forêt de Chizé (Deux-Sèvres) montrent que la sécheresse a perturbé le développement des jeunes chevreuils, réduisant leur taux de survie. Dans les départements touchés par cette crise climatique, comme la Drôme et le Rhône, les préfets sont en discussion avec leurs chasseurs pour définir une mesure adaptée.
L’Office français de la biodiversité (OFB) a constaté des anomalies dans l’évolution des populations sauvages mais estime que l’analyse complète nécessitera plusieurs années. « Il est impossible d’établir un lien direct entre les événements climatiques de cet été et les décès individuels », confie Isabelle Losinger-Chabod, responsable adjointe du service régional Connaissance.
Cependant, une pétition citoyenne a déjà récolté plus de 480.000 signatures, appelant à interdire définitivement la chasse pour éviter l’effondrement des espèces. Dans le Rhône, Antoine Hermann, directeur de la fédération des chasseurs, affirme que les espèces sauvages s’adaptent naturellement aux conditions extrêmes.
L’été 2026 a été historique : plus de 96.000 hectares ont été détruits par des incendies, et la moitié du territoire est confrontée à une sécheresse prolongée. Les associations prévoient une réflexion nationale pour créer un cadre équitable permettant aux espèces sauvages de s’adapter.