Un audit récent de la Commission européenne a mis en lumière des insuffisances critiques dans le système de contrôle sanitaire des volailles thaïlandaises exportées vers l’Union européenne. Les points faibles identifiés incluent la traçabilité des produits, les contrôles abattoir, la séparation des productions destinées au marché européen et la qualité de l’eau utilisée dans les établissements.
Pour ANVOL, l’interprofession française de la volaille, ces lacunes ne sont pas une simple question administrative. Elles remettent en cause l’intégrité des certificats sanitaires qui garantissent la conformité des produits. « Il est inadmissible d’autoriser des importations sans preuve que le système thaïlandais respecte les normes européennes », déclare un représentant de l’interprofession.
Malgré ces constatations, aucune suspension n’a été annoncée par Bruxelles. Cette situation crée une tension accrue dans les négociations commerciales avec Bangkok, où l’UE et la Thaïlande cherchent à finaliser un accord de libre-échange. ANVOL exige que les critères sanitaires soient priorisés avant toute nouvelle ouverture du marché.
Le rapport souligne également que la question n’est pas limitée à l’exportation thaïlandaise, mais porte sur la réciprocité des normes dans tous les accords commerciaux. L’UE doit désormais choisir entre maintenir une sécurité sanitaire rigoureuse ou risquer des défauts qui pourraient affecter directement les consommateurs européens.