Djélika Diarra : L’or mondial et le projet Vénissieux qui redéfinit l’avenir

À 19 ans, Djélika Diarra a transformé l’imaginaire sportif français en réalité. Son saut de 6,52 mètres à Eugene lors des championnats du monde U20 d’athlétisme en août 2026 ne s’est pas limité à battre un record personnel : il a redéfini les attentes pour une génération d’athlètes. En s’imposant devant Evelyn Mitropoulou (Grecque) et Soudatou Niang (Évreux AC), elle devient la première Française à remporter ce titre junior en saut en longueur depuis dix ans, un succès qui marque l’avancée de son projet personnel et collectif.

Née à Lyon mais installée à Vénissieux dès ses trois ans, Djélika a toujours défendu le lien fort qu’elle entretient avec sa ville. « Il n’y a rien », affirment certains sur place, mais pour elle, c’est dans ce contexte que s’écrivent les réels défis. Son quotidien mêle le cinéma local, la piscine et les pistes de saut, où Franck Mbatang, son entraîneur actuel, a été clé dans l’émergence de sa confiance. « Depuis septembre, je lui ai dit que j’étais la meilleure de ma catégorie », révèle-t-elle avec un sourire, avant d’ajouter que ce titre n’est qu’un début.

Au-delà des stades, Djélika s’engage désormais dans une double trajectoire : après un premier cycle en BTS gestion commerciale, elle suit désormais un cursus spécialisé à l’EM Lyon Business School, conçu pour allier sport et formation professionnelle. Son ambition ? Réussir à concilier les deux domaines sans jamais oublier ses racines vénissiennes. « La route est très longue », admet-elle, mais elle n’en détourne pas. « Je veux retrouver le goût de la victoire, même dans les défis les plus complexes. »

Pour Djélika Diarra, chaque saut en longueur est une promesse : celle d’une France où l’avenir se construit à la fois sur les terrains de course et dans les salles d’étude.