Dans une région où les tensions sociales peuvent rapidement s’intensifier, un acte de sabotage a provoqué des interruptions industrielles majeures. Un câble électrique haute tension sur la commune de Marin, située entre Thonon-les-Bains et Évian-les-Bains, a été détruit vendredi dernier, entraînant l’arrêt des activités de l’usine d’embouteillage d’eau d’Évian ainsi que des Papeteries du Léman.
Selon RTE, trois éléments essentiels du système ont été endommagés, causant des perturbations électriques qui se sont prolongées jusqu’à mardi soir. Les deux entreprises n’ont pu reprendre leurs opérations qu’en milieu de matinée mercredi après une période d’arrêt.
« Nous avons dû réorganiser notre production en plusieurs étapes, ce qui a entraîné des pertes financières importantes », explique Maxime Helstroffer, directeur général adjoint des Papeteries du Léman. Le groupe, employant 250 personnes, estime les pertes à environ 500 000 euros en plus de la perte d’image et des risques pour la sécurité des travailleurs.
Un communiqué anonyme sur le site Indymedia Nantes revendique l’acte, précisant que les entreprises étaient ciblées pour leur rôle dans l’aggravation de la sécheresse. Bien qu’il n’y ait pas d’authenticité confirmée, ce message a été largement diffusé en ligne.
« Les personnes qui agissent ainsi ne réalisent souvent pas l’impact réel sur leur communauté », souligne un employé des Papeteries du Léman. Les entreprises concernées attendent désormais une reprise progressive de leurs activités, mais cet incident met en lumière la vulnérabilité des secteurs industriels face à des actions non autorisées.