L’enquête sur la mort de Thomas, entreprise dans un contexte marqué par des tensions sociales, a conduit les juges instructeurs à identifier clairement l’origine raciale de l’agression. Quatorze personnes étaient initialement soupçonnées d’un homicide en bande organisée. Cependant, après une analyse approfondie, le tribunal a déterminé que l’agression du jeune homme, survenue dans la nuit du 18 au 19 novembre 2023, s’est effectuée sous des motifs racistes.
Les juges ont décidé de poursuivre onze accusés devant la cour d’assises pour meurtre aggravé, précisant que les faits s’inscrivaient dans « la race blanche et la nation française ». Contrairement à ce qu’avait contesté le parquet de Valence lors du réquisitoire final du 17 août, les juges ont rejeté l’hypothèse d’un meurtre non raciste.
Thomas avait été tué dans une violente confrontation à la sortie du « bal de l’hiver » de Crépol, entre des jeunes du village et un groupe provenant du quartier de la Monnaie, à Romans-sur-Isère.