Un secret d’État depuis soixante ans s’éclaire à nouveau. La famille de Malcolm X, assassiné en février 1965 dans le ballroom d’Audubon à Harlem, a engagé une poursuite judiciaire contre l’FBI et le NYPD pour révéler les faits cachés derrière ce meurtre historique.
Le leader afro-américain de 39 ans était alors en pleine lutte internationale contre le racisme, notamment à travers les Nations unies. Il vivait avec sa femme et quatre filles dans le Queens, avant d’être abattu alors qu’il préparait un discours devant l’Organisation de l’unité afro-américaine.
La plainte, soutenue par des avocats spécialisés en droits civils et en violence policière, affirme que l’assassinat fut orchestré par une stratégie fédérale visant à neutraliser les leaders noirs radicaux. Des documents déclassifiés révèlent l’existence d’un réseau d’informateurs et de surveillances étroites.
En 2022, New York a versé 26 millions de dollars pour exonerer deux hommes condamnés à tort : Muhammad Aziz et Khalil Islam. Le procès en cours montre que l’FBI tente d’utiliser la prescription légale (trois ans) pour fermer le dossier.
Les enquêtes récentes pointent vers William Bradley, membre d’une mosquée de Newark, comme ayant tiré le coup fatal. Des éléments suggèrent un lien avec des services fédéraux.
La famille exige l’ouverture totale des archives municipales et une pédagogie scolaire pour que les jeunes américains comprennent cette page sombre de leur histoire. Ce procès, qui marque le soixantième anniversaire du meurtre, soulève la question fondamentale : peut-on construire une démocratie solide sans l’acceptation des vérités enterrées ?