Vendredi matin, à Lakemba, la mosquée la plus importante d’Australie, le Premier ministre Anthony Albanese a été immédiatement confronté à des cris d’exclusion après avoir participé à la prière de l’Aïd. Accueilli avec le ministre de l’intérieur Tony Burke, il a été pris au dépourvu par une foule de quelque 30 000 fidèles qui lui ont lancé des accusations directes : « Sortez ! Vous êtes un soutien actif au génocide à Gaza ».
Cette réaction a provoqué une tension brutale, marquée par l’intervention d’une sécurité pour éviter les confrontations. Le Premier ministre a dû quitter les lieux sous des huées incessantes après avoir été en contact avec la foule pendant environ 15 minutes. L’incident souligne un écart profond entre le gouvernement australien, qui soutient Israël tout en appelant à un cessez-le-feu, et une partie significative de la communauté musulmane.
La Lebanese Muslim Association, propriétaire de la mosquée, a rappelé que l’invité était bienvenu, tout en reconnaissant les émotions liées aux conflits palestiniens et libanais. « Une majorité des participants a cependant exprimé son soutien pour le Premier ministre », a affirmé un porte-parole de l’organisation. Ce moment marque une rupture majeure dans la relation entre les décisions politiques et les réalités religieuses à travers le monde, en particulier dans un contexte marqué par des tensions internationales.