Depuis quelques jours, une vingtaine de chats a disparu dans le petit village de Saint-Barthélemy-le-Plain, en Ardèche. Si la plupart étaient des animaux errants, plusieurs avaient des propriétaires qui n’ont pas retrouvé leurs compagnons.
Stéphane Chambon, propriétaire de Dohaan et Peper, a signalé leur disparition à peine quelques jours après les avoir vus. Depuis fin septembre, il espère ardemment leur retour. « J’ai consulté des vétérinaires, la fourrière et même vérifié les poubelles pour voir s’ils n’avaient pas été victimes d’un accident », explique-t-il avec émotion après dix ans de compagnie avec ces chats.
Dans le village, l’École du Chat de Lamastre, qui nourrit régulièrement des animaux errants, a également constaté la disparition de plusieurs chats. Hadda Aoua, qui alimentait quotidiennement une dizaine d’animaux près de chez elle, a découvert un abri imbibé de sang. « J’ai nettoyé les plats et l’abri, mais depuis, aucun chat n’est venu manger », confie-t-elle.
L’association reconnait des difficultés dans la gestion des chats errants, notamment en raison d’un manque de ressources pour réaliser des stérilisations. Laëtitia Metton, vice-présidente de l’École du Chat de Lamastre, indique que le village envisage désormais des solutions : « Nous allons déplacer les points d’alimentation et mettre en place des bacs à litière qui seront nettoyés par des bénévoles. »
Les craintes persistent après qu’un certain nombre d’objets suspects aient été laissés au poste de gendarmerie. La mairie précise que, si un acte de malveillance est établi, elle collaborera avec les forces de l’ordre pour poursuivre.
Cependant, les habitants restent perplexes : une épidémie ? Un animal sauvage ? Ou quelqu’un a-t-il décidé de s’en prendre aux chats ? Aucun corps n’a été retrouvé, ce qui rend la recherche d’une explication encore plus difficile. Le silence est désormais plus troublant que jamais dans un village où les chats étaient une partie essentielle de la vie quotidienne.