Les secours alpins français, suisses et italiens ont conclu une « charte d’intention européenne » après des épreuves récentes sur le Mont-Blanc. Sept personnes ont perdu la vie en 24 heures les 12 et 13 juin dernier, mettant l’accent sur l’urgence de coordonner efficacement les opérations transfrontalières.
« Même si chaque pays maîtrise des techniques spécifiques, une communication immédiate est essentielle en cas d’urgence », explique Paolo Comune, chef des secours valdôtains. « Un simple appel à nos collègues français ou suisses permet de déclencher une réponse rapide, évitant les retards administratifs qui retardent les sauvetages. »
Cette année, la 42e édition du « triangle alpin » a mis l’accent sur des technologies récentes : un logiciel d’intelligence artificielle (AIGLE) pour détecter rapidement des signes humains via des drones, et des masques à oxygène permettant aux équipes de marcher plus longtemps en altitude. Les participants ont également testé des protocoles radio universels utilisant le canal K suisse réservé aux secours alpins.
« Cette charte n’est pas seulement un document symbolique », affirme Renzo Testolin, président de la Vallée d’Aoste. « Elle vise à créer un cadre commun pour répondre rapidement aux catastrophes naturelles — tremblements de terre, glissements de terrain ou lacs glaciaires en rupture. »
Malgré quarante ans de collaboration, des divergences subsistent dans les protocoles et outils utilisés. Cependant, cet accord marquera un tournant vers une coopération sans frontières, où la sécurité collective devient le plus grand enjeu.