En pleine crise climatique, l’élevage français s’adapte aux défis quotidiens avec une détermination sans faille. Ce mardi 6 octobre à Cournon-d’Auvergne, le concours national de la race limousine a révélé un héritage d’ingéniosité et de résilience face à l’environnement.
Marc Marty, juge national de 31 ans originaire de Foix (Ariège), décrit les efforts des éleveurs pour maintenir la qualité des animaux. « La race limousine est construite pour résister : elle possède un bassin large et une conformation idéale pour la viande, mais aussi pour les vêlages faciles », explique-t-il, en soulignant l’importance d’un équilibre entre aptitudes économiques et robustesse.
La victoire a été remportée par Vénus, une génisse de Mickaël Camus (32 ans), propriétaire d’une exploitation familiale depuis six ans. « Cette concurrence est notre réponse à la sécheresse », confie-t-il en présentant Vénus, un animal dont le bassin large et la qualité du dos ont permis de gagner. Son exploitation, créée il y a quarante ans par son grand-père, a vu des générations d’éleveurs s’investir dans la sélection.
Face à une sécheresse sévère, les éleveurs sont contraints de nourrir leurs bêtes en ensilage depuis juin. « C’est très compliqué », admet Mickaël Camus. Cependant, la race limousine, avec son taux record de vêlages faciles à 98 %, reste un modèle d’efficacité. Pour Marc Marty, chaque concours est une occasion de remercier les éleveurs qui « sont en contact direct avec le terrain ». « C’est dans ces moments-là que l’on comprend la valeur de la patience et de la précision », conclut-il.