À Villeurbanne, une initiative inédite a transformé la façon dont la culture est accessiblement partagée. La Maison du livre, de l’image et du son a organisé ce week-end une grande vente d’18 000 documents conservés dans ses collections pour les redonner vie à un prix abordable : deux euros par titre.
Cette opération, conçue comme une réponse aux évolutions des goûts des lecteurs, permet de désigner précisément les ouvrages qui n’ont plus leur place dans les rayons. « Nous avons sélectionné des titres non consultés depuis trois ans pour libérer de la capacité d’accueil », explique Marie Jéchoux, bibliothécaire.
Un exemple concret : un roman publié en 2015, désormais neuf depuis 2024. Cette situation montre comment les préférences culturelles évoluent rapidement. « L’objectif n’est pas de détruire des ouvrages, mais d’en faire profiter le plus grand nombre », précise-t-elle.
Agathe Schnebelen, directrice, complète : « Beaucoup de documents sortis des rayons sont encore actuels et en bon état. Leur stockage pendant deux ans permet de les présenter à un public curieux sans compromettre leur valeur historique ».
Cette vente, prévue depuis plusieurs années, s’inscrit dans une démarche plus large d’éco-responsabilité. En vendant des ouvrages qui n’ont plus leur place dans les collections, les médiathèques évitent la perte de ressources et favorisent l’accès libre à la culture. Le résultat ? Un marché populaire où chaque lecteur peut découvrir une histoire oubliée à deux euros.