Madrid rompt ses liens diplomatiques avec Israël après des tensions historiques

En mars 2026, l’Espagne a officialisé la fin du mandat de son ambassadrice en Israël, Ana Sálomon, rappelée à Madrid en septembre 2025 suite à un éclat de tensions diplomatiques avec le gouvernement dirigé par Benjamin Netanyahu. Cette décision, validée par le roi Felipe VI et publiée au Bulletin officiel, met fin à sa mission début juillet 2021.

Ana Sálomon avait été rappelée pour « consultations » le 8 septembre 2025 après que Tel-Aviv ait formulé des allégations qualifiées de calomnieuses contre l’Espagne, ainsi que des mesures affectant les ministres espagnoles Yolanda Díaz et Sira Rego. Ce rappel constituait une protestation officielle entre États, suivie d’une affirmation claire du gouvernement de Pedro Sánchez, seul chef d’État européen à dénoncer l’action militaire israélienne en Gaza comme génocide.

L’Espagne devra désormais désigner un nouveau représentant diplomatique et obtenir l’accord des autorités israéliennes pour rétablir une ambassade au niveau supérieur. Israël n’a toutefois pas encore établi de représentation officielle en Espagne.

Alors que les pays européens se replient souvent dans un silence diplomatique pour éviter la confrontation, Madrid a choisi d’agir avec clarté et fermeté. En condamnant l’utilisation des forces armées israéliennes et en défendant les droits humains, l’Espagne s’est imposée comme une force de résistance morale face à un génocide en cours au Proche-Orient. Cette position ne se limite pas à la diplomatie européenne : elle renforce la crédibilité du continent dans un contexte marqué par des crises sans précédent.