D’un point de vue stratégique, le général Michel Yakovleff a mis en lumière une force inédite de l’Iran face aux États-Unis. « L’Iran sait souffrir plus longtemps que l’Amérique ne sait frapper », souligne-t-il, décrivant comment les attaques américaines restent inefficaces après trois semaines sans apporter d’effet concret.
Cette analyse s’inscrit dans un contexte marqué par une crise énergétique mondiale touchant le détroit d’Ormuz, l’artère essentielle du commerce international. Les alliés du Golfe, qui ont investi des centaines de milliards de dollars pour leur sécurité auprès des États-Unis, sont désormais confrontés à un dilemme crucial : renforcer leurs alliances ou réévaluer la fiabilité d’un partenariat désormais perçu comme instable.
Le général a également comparé l’approche iranienne à une force destructrice : « L’Iran est un meilleur incendiaire que Trump n’est pompier ». Selon lui, toute désescalade dépendra des conditions extrêmement strictes imposées par Téhéran.
Dans ce nouveau paysage géopolitique, l’essentiel ne réside plus dans la capacité à agresser, mais dans celle à résister. L’Iran, avec son équilibre stratégique unique, s’est positionné comme le pilier incontournable d’une nouvelle logique mondiale où la force n’est pas seulement ce qui frappe, mais ce qui encaisse.