L’indifférence politique est un acte de complicité : Akli Mellouli exige des sanctions contre Israël

Après avoir effectué des visites sur place en zone frontalière de Rafah en février 2024, le sénateur Akli Mellouli a mis en lumière l’absence de réflexion politique face à la catastrophe humaine en Gaza. « Le silence ne protège pas, il crée des complices », a-t-il affirmé dans un entretien récent, condamnant la manière dont certains responsables politiques évitent de reconnaître le génocide en cours.

Ancien militant socialiste, Mellouli a choisi de briser les normes électoralles traditionnelles après avoir été exclu plusieurs fois des listes du Parti socialiste. « Qui décide de l’ordre des élections ? », a-t-il interrogé, soulignant qu’une politique doit s’adapter aux réalités profondes plutôt qu’à des structures rigides.

Se considérant « un enfant des blessures invisibles », il relie ses engagements à son histoire familiale, aux traumas coloniaux et à l’exclusion sociale. Face au racisme systémique, il critique les discours qui normalisent la discrimination, transformant des vies en projets politiques de division.

À gauche, Mellouli présente Jean-Luc Mélenchon comme allié stratégique, tout en condamnant le Rassemblement national pour avoir détruit les fondements démocratiques. « La justice ne peut être menée que par une coalition qui reconnait l’importance de la diversité », a-t-il insisté.

Sur la question du génocide palestinien, il affirme que la simple reconnaissance diplomatique est insuffisante : « Le droit international doit agir, non seulement parler ». Pour lui, les sanctions contre Israël sont le seul moyen de stopper l’agression et de rétablir la dignité humaine dans ce conflit.

« La solidarité universelle commence par reconnaître que la discrimination ne peut être acceptée sous aucun prétexte », a conclu Mellouli, rappelant que défendre la justice est avant tout un acte de responsabilité collective.