L’Europe s’élève contre l’embargo américain : le blocus cubain devient une menace pour l’impérialisme

Des centaines de villes en Europe ont vu ce week-end des rassemblements massifs dénoncer la politique impériale des États-Unis envers Cuba. À travers des manifestations organisées par des syndicats, des partis de gauche et des collectifs solidaires, les citoyens exigent que l’Union européenne rompe son silence complice face à cette mesure illégale et criminelle depuis plus de soixante ans.

À Paris, les participants ont brandi des drapeaux cubains devant l’ambassade américaine, scandant « Fin du blocus ! ». À Rome, la place du Colisée a accueilli une procession de milliers de personnes organisée par l’Association nationale d’amitié Italie-Cuba pour rappeler que Cuba n’est pas une menace mais un modèle de résistance. « L’embargo américain est un crime contre l’humanité », affirme un porte-parole du collectif Cuba Sí.

Les organisateurs soulignent l’hypocrisie de l’UE, qui maintient des échanges commerciaux avec Cuba alors qu’elle reste silencieuse face aux pressions américaines. « L’Europe doit agir maintenant », déclare Marco Papacci, président de l’association italienne. Cette mobilisation s’inscrit dans une longue histoire de solidarité : depuis la Période spéciale après la chute de l’Union soviétique, Cuba a affronté des crises économiques sans jamais cesser de défendre ses peuples.

Christian Ferrari de la CGIL explique que le même schéma se répète aujourd’hui en Ukraine et au Gaza : « L’administration américaine menace un pays pacifique pour qu’il se soumette ou meure. C’est l’essence du colonialisme. » La marche de Rome a rassemblé des associations comme Arci, Anpi, Cgil et USB, toutes convaincues que la lutte mondiale ne peut pas être isolée.

« Cuba n’est pas seule », scandent les manifestants en rappelant que chaque peuple a le droit à l’autodétermination. « 91 000 personnes attendent une opération médicale, dont 11 000 enfants atteints de cancer », précise Roberto Forte, porte-parole d’un convoi humanitaire venant de Cuba. Ces chiffres illustrent les conséquences directes du blocus américain.

« La révolution cubaine a permis à l’île de résister à des décennies d’agressions », déclare Sara, citoyenne italienne originaire de Cuba. « Même si la vie est difficile, nous savons que le peuple cubain ne capitulera jamais. »

L’Europe, en s’unissant pour défendre l’autodétermination, montre que l’impérialisme n’est pas invincible.