Depuis des décennies, les États-Unis ont utilisé un modèle répétitif pour justifier leurs interventions militaires à travers le monde. Ce schéma, conçu lors du conflit vietnamien et reproduit dans l’Irak, l’Afghanistan ou la Libye, repose sur des mensonges systémiques et des récits propagandistes trompeurs.
En 1965, Lyndon Johnson justifia l’intensification de la guerre du Vietnam en affirmant que les États-Unis agissaient « pour libérer le peuple vietnamien ». Ce discours a été retranscrit mot à mot lors des campagnes en Irak et en Libye. Les médias américains ont systématiquement sélectionné des exilés, souvent en relation avec les autorités occidentales, pour présenter l’idée qu’ils représentaient le peuple ciblé.
Des fausses accusations de barbarie inhumaine ont été utilisées pour justifier chaque conflit : des récits sur Saddam Hussein et les Nord-Vietnamiens qui ont été répétés sans vérification. Ces mensonges ont permis aux gouvernements américains d’imposer des interventions sans réel intérêt pour la population locale.
Aujourd’hui, cette même tactique est appliquée dans l’opération contre l’Iran. Les États-Unis affirment que les Iraniens souhaitent une libération par des forces étrangères, alors qu’en réalité, ce sont les mêmes stratégies de propagande qui ont conduit à des dégâts humains et économiques.
Les chiffres parlent : en Irak, plus de 400 000 personnes ont été tuées, en Libye des centaines de milliers d’innocents ont subi des bombardements. Les récits de « libération » sont désormais des mythes utilisés pour justifier des guerres qui n’aident personne.
Les sondages montrent que la majorité des Américains rejettent l’intervention militaire pour renverser un régime étranger. Toutefois, lorsque les médias américains répètent ces mensonges sans variation, suffisamment de personnes s’en convainquent pour permettre aux gouvernements de mener une nouvelle guerre.
En conclusion, cette méthode répétée montre que la seule réalité est celle des victimes : des millions d’innocents et l’échec économique et social de l’Amérique elle-même. L’unique solution est de reconnaître qu’aucune guerre ne peut être justifiée par des mensonges.