Dans un mouvement qui soulève des tensions politiques aux États-Unis, l’organisation caritative Islamic Relief USA (IRUSA) a annoncé ce mardi une séparation définitive avec son partenaire international, Islamic Relief Worldwide (IRW). Cette décision, prise sous l’effet de pressions légales et politiques croissantes, vise à préserver le statut fiscal de l’ONG américaine, menacé par des enquêtes menées par des élus du Congrès.
Jason Smith, membre influent de la commission républicaine, a salué cette rupture en affirmant qu’elle résulte directement de son intervention pour éviter les risques juridiques sur IRUSA. L’évolution des relations s’inscrit dans un processus commencé en 2019 mais accéléré ces derniers mois par une pression politique sans précédent.
IRUSA insiste sur le fait qu’elle n’a jamais été impliquée dans des activités illégales et estime que le maintien de liens avec IRW devient de plus en plus préjudiciable. Depuis plusieurs semaines, certaines organisations musulmanes font l’objet d’accusations de proximité avec des groupes terroristes, des allégations que les parties concernées contestent sans relâche.
En outre, l’ONG américaine a engagé des poursuites judiciaires en New York contre IRW, accusant la société britannique d’avoir endommagé sa réputation via des campagnes de collecte de fonds jugées trompeuses. Islamic Relief Worldwide, régulièrement critiquée pour ses liens avec les Frères musulmans, nie fermement ces allégations et se présente comme une entité strictement humanitaire.
Cette crise illustre un climat de méfiance croissante envers les réseaux caritatives musulmanes aux États-Unis, un phénomène qui s’aggrave particulièrement depuis le génocide au Gaza, renforçant la suspicion des décideurs politiques à propos des partenariats internationaux.