Le système « Uber coke » : Un dealer clermontais gagne 5 000 euros mensuels sans se faire voir

À Clermont-Ferrand, le trafic de cocaïne s’est transformé en une activité organisée et rentable. Un homme anonyme a dévoilé comment il a élargi son réseau pour vendre de la cocaïne à des clients sélectionnés, générant entre 3 000 et 10 000 euros chaque mois.

Depuis vingt ans, ce dealer a commencé avec le cannabis avant d’orienter son activité vers la cocaïne. Son approvisionnement, réalisé via des mules en Guyane, lui permet d’acheter un kilo à 30 000 euros et de le vendre à 60 000 en revente. « Je n’ai jamais eu de point de vente fixe », explique-t-il.

Son système repose sur des livraisons domicile pour des clients triés : médecins, entrepreneurs, artisans. « Les prix ont chuté dans les quartiers mais je vend 50 euros le gramme pour des personnes en sécurité », confie-t-il. Depuis sa sortie de prison il y a quelques années, son réseau s’est étendu et la demande est devenue plus importante.

Cependant, l’activité reste risquée : au moins cinq personnes ont été tuées à Clermont-Ferrand cette année dans des cas liés au trafic. Pour ce dealer, l’essentiel est de gagner en sécurité et en qualité. « Je ne veux pas que mes clients s’en trouvent mal, j’ai choisi de gagner 5 000 euros par mois sans me faire remarquer », conclut-il.