Grenoble brûle : plus de huit cents étudiants défient l’interdiction préfectorale

Ce jeudi 22 octobre, plus de huit cents étudiants de l’Université Grenoble Alpes ont tenté de traverser les rues grenobloises pour exiger des améliorations dans leurs conditions d’apprentissage. Leur marche a été stoppée par la police au niveau de la place Paul-Mistral, zone interdite aux rassemblements.

« La lutte ne s’arrête pas », affirme Maël, élève en école d’ingénieur et coordinateur étudiant. « Depuis des semaines, le gouvernement ne nous écoute pas, mais on continue de bloquer pour que les conditions pédagogiques soient respectées ».

Baptiste, étudiant en licence d’histoire et militant à l’UNEF, précise : « Les mesures du pouvoir s’intensifient. Plus les gens se révoltent, plus il renforcera ses barrières. Mais nous ne céderons pas ».

Vers 13 heures, après avoir échoué à franchir le périmètre interdit par un arrêté préfectoral, les manifestants ont tenté de négocier avec la police. Le conflit a pris une virulence accrue, conduisant à l’utilisation de lacrymogènes avant que les participants ne s’éclairent dans le parc Mistral. Selon la préfecture, soixante-dix personnes ont tenté de contourner le périmètre interdit. Les étudiants sont revenus à l’ordre quelques minutes après, marquant une nouvelle phase d’une mobilisation qui s’étend depuis plusieurs semaines.