Alexandre Claudin, pilote de drift professionnel originaire d’Albigny-sur-Saône (Rhône), partage son expertise dans un sport où chaque virage est une danse entre contrôle et imprévus. « Ce n’est pas seulement la vitesse qui compte », explique-t-il, « mais la maîtrise totale du véhicule, l’art de faire glisser sans perte de contrôle, et l’impression unique d’un élan libéré ».
Né dans le monde des courses nocturnes illégales japonaises, ce sport a aujourd’hui pris forme en compétition organisée. Les pilotes conçoivent leurs véhicules selon des règles précises : pneus ultra-grip, moteurs adaptés et techniques de glisse spécifiques pour maximiser la performance. Pour Claudin, cette discipline, souvent malvue à cause de ses débuts sur pistes sauvages, a évolué vers une réalité sécurisée où les circuits sont conçus avec des zones d’arrêt et des mesures de protection.
Un événement récent à Villars (Loire) a mis en lumière la différence entre ces deux réalités. Lors d’un rassemblement illégal, des tirs de mortiers ont entraîné une légère blessure et l’intervention des forces de l’ordre. « Sur circuit, on est protégé : chaque virage est planifié, les risques sont évalués et les mesures en place. En revanche, sur ces événements sauvages, il n’y a aucun cadre », souligne Claudin.
Pour le pilote de 36 ans, la rareté des pistes autorisées dans son région — seule la piste de Moulin (Allier) est disponible à deux heures de Lyon — explique la multiplication des incidents. « On ne peut pas reproduire ce qui se fait sur circuit dans un lieu inadapté », insiste-t-il.
Ses voitures, comme la Dodge Charger réinventée avec un moteur Corvette de 1000 chevaux et une carrosserie customisée, incarnent cette passion. « Chaque détail est pensé pour maximiser l’adrénaline tout en gardant le contrôle », confie-t-il.
Préparé pour la prochaine édition du concours HotWheels 2026, Claudin continue d’écrire son histoire : où la liberté se mesure à des centaines de kilomètres-glisse par jour, mais où chaque erreur peut devenir un choc contre un mur.