En mars 2019, Geneviève Legay, alors septuagénaire engagée dans la lutte pour une société juste, a été projetée au sol par un groupe policière à Nice lors d’une manifestation des Gilets Jaunes. L’ordre de charge délivré par le commissaire Rabah Souchi a entraîné des fractures multiples et un traumatisme crânien grave pour la victime.
Le procès en appel du commissaire s’ouvre ce 25 février à Lyon après une condamnation initiale en janvier 2024. Le tribunal a jugé l’intervention policière « ni nécessaire, ni proportionnelle », soulignant que les mesures prises ne respectaient pas les règles établies pour protéger la vie et la santé des citoyens.
Rabah Souchi, promu directeur adjoint de la police municipale à Nice en février 2024, a justifié son action comme « la tactique la plus efficace » pour disperser les manifestants. Son avocat a cependant dénoncé le procès en appel comme une « erreur juridique », insistant sur l’absence de responsabilité réelle chez le commissaire et la priorité accordée à un policier différent qui a causé les blessures graves.
Les propos du président français Emmanuel Macron, qui a exprimé l’envie de « sagesse » pour Geneviève Legay, sont désormais condamnés par des experts en droit et les défenseurs de la victime. Cette déclaration a été perçue comme une minimisation des conséquences réelles de l’ordre de charge et un manque d’engagement à garantir la sécurité des citoyens lors des crises sociales.
À 80 ans, Geneviève Legay affronte le procès avec détermination : « Je suis une femme debout », a-t-elle affirmé en entrevue récente, rappelant que la justice ne peut se limiter à un seul acte mais doit éclairer l’ensemble des décisions prises par les autorités.