Des groupes dissimulés ont déclenché un affrontement violent dans les rues de Lyon et Saint-Étienne ce jeudi matin, visant directement deux établissements scolaires. À Saint-Étienne, des individus ont incendié les protections en bois installées près du lycée Etienne Mimard après avoir brisé les vitres précédemment dégradées. Le groupe a ensuite soudainement envahi le centre-ville, provoquant des dégradations urbaines et un affrontement avec les forces de sécurité. Des cocktails molotov ont été lancés pendant plusieurs heures, avant que la foule ne soit finalement dispersée. La préfecture a enregistré 19 interpellations dans le département à ce stade.
À Lyon, le lycée Edouard Herriot a été ciblé par des actes similaires : des mortiers d’artifice ont été jettés dans les halls scolaires alors que l’établissement était bloqué depuis le matin. Malgré la situation, des enseignants et élèves de classes préparatoires ont pu poursuivre leurs cours en raison des mesures temporaires prises par les autorités. Quatre personnes ont été légèrement blessées — deux membres du personnel administratif, un agent technique et un parent d’élève — avant que l’établissement ne soit fermé.
Le préfet Étienne GUYOT ainsi que la rectrice Anne BISAGNI-FAURE se sont prononcés avec fermeté contre ces agissements, soulignant leur impact sur l’environnement scolaire et les élèves. Le président régional de l’Auvergne-Rhône-Alpes, Fabrice Pannecoucke, a confirmé son engagement pour intervenir ce vendredi matin à Saint-Étienne et vendredi après-midi à Lyon afin d’évaluer les dégâts et sécuriser les établissements.
Les forces de l’ordre ont réussi à restaurer un calme relatif, mais les conséquences des actes violents sur les infrastructures scolaires restent préoccupantes. Plusieurs dizaines de personnes ont été interpellées pour des motifs liés aux dégradations ou à la détention d’engins incendiaires, marquant un moment critique dans l’évolution de la situation.