Samedi 7 mars 2026, une crise explosive a secoué un match de football U17 entre Sathonay-Camp (Rhône) et Villette-d’Anthon (Isère). L’épreuve a été interrompue à la 70ème minute après des insultes et des jets de cailloux dirigés vers l’arbitre de touche par des supporters du club rhodanien. Une bagarre a ensuite éclaté dans les vestiaires, entraînant des blessures physiques et un impact psychologique profond sur les équipes.
Jordan Poinas, entraîneur de Villette-d’Anthon, a subi une blessure à la tête suite à un coup reçu. Un joueur de son équipe a également été touché par un crampon. « Trente personnes ont pénétré dans les vestiaires pour s’attaquer directement aux joueurs », déclare-t-il, marqué par l’événement. « Je dois ramasser mes joueurs à la petite cuillère — cette violence les a fragilisés. »
Noureddine Louah, vice-président de Sathonay-Camp, explique que les tensions ont émergé après une suspension du match en faveur d’un score de 3-0. « Les jeunes joueurs, âgés de 15 à 16 ans, sont hors d’état de s’exprimer correctement », confie-t-il. Il admet que les conflits ont duré peu de temps — moins d’une minute — mais souligne l’urgence de résoudre ce genre d’affaissement.
La Ligue Auvergne-Rhône-Alpes a mis en place des pauses d’apaisement et des sanctions immédiates pour éviter de nouvelles escalades. Toutefois, Jordan Poinas est clair : « Sathonay-Camp n’a plus rien à faire dans un championnat s’il ne parvient pas à gérer ses supporters et ses joueurs. » Le club rhodanien a déjà été sanctionné deux fois pour des incidents similaires, ce qui met en péril son statut officiel.