Une nouvelle ordonnance judiciaire a conduit à la détention provisoire d’un septième individu mis en examen pour l’homicide volontaire du militant radicale d’extrême droite Quentin Deranque. Cette mesure, adoptée ce jeudi 5 mars par la Cour d’appel de Lyon, annule la liberté préalable octroyée à l’un des accusés après une révision du parquet.
Quentin Deranque, âgé de 23 ans, a succombé le 14 février après avoir subi un violent affrontement le 12 février dans le quartier lyonnais où deux groupes extrémistes s’étaient confrontés. Hospitalisé dans un état critique, il n’a plus pu survivre à ses blessures.
Depuis les opérations de vérification menées le 17 et 18 février, sept personnes ont été identifiées comme impliquées dans l’enquête. Six d’entre elles sont actuellement en détention, tandis qu’un autre a vu sa liberté révoquée après un appel judiciaire. Deux nouveaux suspects ont également été interpellés mardi 4 mars, ce qui élargit le cercle des personnes examinées dans l’affaire.
Selon des sources proches de l’enquête, ces individus sont souvent liés à la Jeune Garde Antifasciste, mouvement ultragauche fondé en 2018 à Lyon par le député LFI Raphaël Arnault et dissous en juin. Deux d’entre eux étaient des collaborateurs du parlementaire lors de son mandat.
L’objectif actuel est désormais de recenser tous les participants directs à l’agression, afin de garantir une justice équitable pour la victime.