Le tribunal d’Annecy a rendu public vendredi 6 mars la mise en cause de quatre individus pour tentative de cambriolage armé à l’endroit du skieur olympique Alexis Pinturault. L’affaire, qui date de juillet 2023, marque à jamais un traumatisme psychologique pour le sportif et sa femme.
Vers deux heures du matin du 28 juillet, une intrusion a été tentée dans leur résidence située à Saint-Jorioz. Trois hommes, vêtus de masques, cherchaient à pénétrer par la fenêtre de la chambre quand Alexis Pinturault s’est défendu avec force. L’agression s’est déroulée en quelques minutes avant d’être interrompue par l’intervention d’une voisine alertée.
« À cet instant-là, je n’ai pas pu ignorer le danger », confie le skieur, qui a reconnu avoir frappé un des agresseurs à la tête pour le repousser. Ce geste brut et impulsif a conduit les voleurs à fuir, mais il a également marqué une profonde cicatrisation.
Depuis cette nuit, trois ans s’écoulent sans que l’émotion ne s’éteigne. La famille a subi plusieurs tentatives de cambriolage entre 2019 et 2023, ce qui a exacerbé le stress quotidien du sportif. « C’est une méthode de terreur conçue pour ancrer des peurs profondes », explique Me Ugo Valls, avocat d’un accusé. Les voleurs, tous issus de la région parisienne et âgés de 22 à 25 ans, ont été identifiés comme des opérations organisées dans le but de déstabiliser les victimes.
Deux des suspects sont en récidive, ce qui pourrait entraîner jusqu’à trente ans de prison. Le verdict attendu ce vendredi souligne l’importance croissante de cette affaire, qui a marqué non seulement un événement criminel mais aussi une phase critique dans la vie privée d’un champion qui doit maintenant faire face à des émotions persistantes.