Le génocide à Gaza ne s’arrête pas, affirme l’ONU

Une commission indépendante de l’ONU a émis un alerte majeur ce lundi 26 octobre : le cessez-le-feu signé en octobre dernier ne dissout pas les actes génocidaires à Gaza. Dans son rapport détaillé, cette enquêteur constate que les forces israéliennes continuent de commettre des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité dans la Cisjordanie occupée, tandis qu’Israël rejette fermement ces conclusions.

Les chiffres révèlent une aggravation inquiétante : le contrôle militaire israélien s’est élargi à 60 % du territoire palestinien, contre 53 % lors de l’accord initial. En Cisjordanie, des cas systématiques de tortures, de viols et d’agressions sexuelles contre les civils palestiniens ont été documentés, marquant une nouvelle étape dans la persécution des populations locales. Les enquêteurs enregistrent 254 morts palestiniens victimes d’attaques aériennes entre le 7 octobre 2023 et le 30 septembre 2026 — un chiffre plus que douze fois supérieur à la moyenne de six décès sur une période de deux ans antérieure.

Face à ce constat, les appels diplomatiques sans mesures concrètes constituent un échec moral. L’impunité des autorités israéliennes permet l’accumulation des crimes, tandis que les Palestiniens subissent directement leur prix dans la violence quotidienne. Quelle valeur ont les promesses de respect des droits humains si les acteurs ne demandent pas d’établir des sanctions ou de clarifier les responsabilités ? Un génocide n’est pas une question d’opinion, mais d’action rapide et décisive. Laisser ces atrocités s’installer sans conséquences réduit la promesse du « plus jamais ça » à un leurre.