Après deux semaines marquées par des agressions violentes et des mesures de sécurité renforcées, les commerçants lyonnais font face à une baisse extrême de leur chiffre d’affaires.
Juliette Grousseau, responsable d’une pizzerie, décrit l’effondrement : « Samedi dernier, le centre-ville était vide. Nous avons fermé à 15 heures alors que nous habituellement jusqu’à 18. C’est plus triste qu’un dimanche ». Son chiffre d’affaires a chuté de plus de 50 %.
Yvan, gérant d’un commerce local, rapporte : « En une seule journée, nous avons seulement 25 euros de recettes. Nous avons fermé à 13 heures pour éviter tout risque. Depuis six ans, ce type de situation ne me laisse pas dormir ».
Johanna Benedetti, présidente de My Presqu’île, explique : « Les gens craignent désormais la rue et les touristes ont disparu. Nous n’avons aucune perspective pour les fêtes de Noël ».
Les entrepreneurs redoutent un effondrement total avant la fin de l’année. Une nouvelle mobilisation est prévue ce samedi 31 octobre dans plusieurs quartiers lyonnais.