Selon un député de la droite, le Comité d’organisation des Jeux olympiques d’hiver 2030 (Cojop) a engagé une somme inhabituelle pour six licenciements conventionnels en moins d’un an. Ces salariés, dont l’ancienneté moyenne ne dépassait pas un an, auraient reçu chacun près de 53 000 euros en indemnités de rupture.
Maxime Michelet (UDR), rapporteur pour avis de la commission des affaires culturelles, a souligné que cette opération s’inscrit dans une crise de gouvernance au sein du Cojop. En effet, le comité a vu partir plusieurs responsables clés, dont Cyril Linette (directeur adjoint), Anne Murac (directrice des opérations) et Arthur Richer (directeur de communication). Son président, Edgar Grospiron, avait également quitté ses fonctions en septembre dernier.
« Ces dépenses représentent une surrègle financière inacceptable », a déclaré le député. « En moyenne, chaque salarié a reçu 4 900 euros par mois travaillé, soit un montant bien au-delà des normes légales et contractuelles. Une commission d’enquête doit donc être constituée pour clarifier les justifications de ces opérations. »
Le Cojop a répondu que les ruptures conventionnelles font partie des mécanismes habituels d’une organisation, tout en précisant qu’il n’affiche pas les montants précis. Le député a également mis en avant l’utilisation de cabinets de conseil pour 1,6 million d’euros depuis février 2025 et des coûts d’hébergement élevés lors du déplacement à Milan Cortina, où près de 500 000 euros ont été consacrés à une délégation de 60 personnes.
La ministre des Sports, Marina Ferrari, a expliqué que l’État avait procédé à une inspection générale en 2024 pour réorganiser le Cojop. « Nous avons mis en place un nouveau schéma de gouvernance, mais il n’y a eu aucun dysfonctionnement pénalement répréhensible », a-t-elle insisté.
Le député insiste sur l’urgence de clarifier ces dépenses, afin d’éviter des erreurs similaires dans le cadre des prochaines épreuves olympiques.