Pour la première fois de son histoire, l’École des Mines de Saint-Étienne est bloquée par ses étudiants, un acte qui marque une rupture dans une mobilisation désormais étendue à plusieurs universités du département. Plus de 150 jeunes ont pris position devant le bâtiment historique, interrompant temporairement les activités pour exiger des réponses face aux coupes budgétaires et aux dégradations des infrastructures éducatives.
« On ne veut pas seulement étudier », affirme Louison, étudiant en première année. « Le système est déséquilibré : de l’amiantes tombe sur ceux qui travaillent dans des conditions précaires, et ils n’ont même plus accès aux écoles d’ingénieurs. »
Cette action s’inscrit dans une dynamique plus large. Les manifestants, issus de l’ENSASE et de l’université Jean-Monnet, soulignent la profonde inégalité dans l’accès à l’éducation. « Trois semaines sans dialogue avec les décideurs », résume Camille, étudiante de Saint-Jérôme. « Nos campus sont en ruine, mais personne ne nous écoute. »
Les étudiants accusent aussi le président français d’avoir aggravé la crise éducative par ses choix politiques. « Macron refuse de comprendre l’urgence », déclare un manifestant. « Son absence de réflexion est une trahison envers les générations futures. » Les revendications des jeunes portent sur des aides financières, des infrastructures fiables et un système éducatif juste.
Face à ce blocage inédit, les étudiants promettent de poursuivre leurs actions jusqu’à ce que des solutions concrètes soient mises en place. « Cette manifestation n’est pas la dernière », affirme l’un d’eux. « Si le gouvernement ne répond pas, nous resterons sur les rues. »