Saint-Fons : L’annulation des élections municipales de mars 2026 dévoile un défaut électronique

Le tribunal administratif de Lyon a officiellement annulé les élections municipales du 22 mars 2026 à Saint-Fons ce lundi 12 octobre. Cette décision, lancée après une demande des candidats Michèle Edery et David Debat, remet en cause le mandat actuel de Hadi Mebarki (LFI), qui avait obtenu 40,75 % des voix lors du second tour.

L’irrégularité a été identifiée grâce à l’absence d’une indication sur la nationalité portugaise d’un candidat enregistré dans la liste « Saint-Fons la citoyenne » (anciennement menée par Christian Duchêne). Selon le tribunal, cette omission contredit l’article L.O. 247-1 du code électoral, entraînant l’invalidation partielle des bulletins de vote. La Préfecture avait initialement demandé que les suffrages ne soient pas comptabilisés pour ce candidat, mais certains bureaux municipaux n’ont pas respecté cette procédure. Le résultat : un taux de votes inférieur à 10 % (7,63 % des suffrages exprimés), empêchant l’ancien maire Christian Duchêne d’accéder au second tour.

Hadi Mebarki a déclaré qu’il prévoyait de poursuivre en appel devant le Conseil d’État. « Ce verdict est peu surprenant, mais il souligne la nécessité d’une transparence absolue dans chaque élection », a-t-il rappelé. En cas d’annulation définitive, une nouvelle élection municipale devra être organisée sous trois mois. Cette affaire met en lumière les fragilités des procédures locales face à l’exigence légale de conformité.