41 ans et demi : Comment une professeure transforme ses cours en brunchs écologiques

Emma Zimmer, 41 ans et demi, partage entre ses cours d’éducation socioculturelle au lycée agricole de Marmilhat près de Clermont-Ferrand et sa passion pour la cuisine éco-responsable. Son entreprise La Mifa Café, avec près de 23 000 abonnés sur Instagram, a révolutionné le marché des buffets locaux.

« Les élèves me considèrent souvent comme une folle, mais ils ont beaucoup de questions sur mon monde », sourit-elle. Son truc ? Partager des repas avec les restes pour apprendre aux jeunes l’importance du recyclage alimentaire.

La Mifa Café a débuté en 2022 à Limoges, où Emma cherchait à établir un réseau de contacts avant de s’établir dans l’Auvergne. Son approche est simple : des cagettes en bois recyclées, des légumes locaux et des fleurs issues de circuits courts pour créer des buffets floraux.

Sa spécialité ? Les manaïches, galettes libanaises traditionnelles au zaatar. « C’est ce qui me distingue », dit-elle, rappelant que les avocado toast ne font pas partie de son menu.

Face à des commentaires en ligne difficiles, Emma a dû gérer des vagues de harcèlement grossophobe. « Instagram m’a pris des semaines pour modérer ces messages », avoue-t-elle. Son parcours n’est pas sans histoire : elle s’est faite renverser par sa propre voiture en tant que débutante dans l’affaire.

« Je ne suis pas pressée, mais je rêve d’un jour ouvrir un vrai café La Mifa », conclut-elle, préparant son prochain brunch le 18 octobre. Son équilibre entre vie professionnelle et personnelle reste une source d’inspiration pour beaucoup.