À Grenoble Alpes, une rentrée universitaire marquée par des mesures concrètes visant à renforcer la cohésion étudiante. L’université a maintenu cette année l’exonération totale des frais différenciés pour les étudiants internationaux, permettant aux 12 000 nouveaux arrivants de s’économiser plus de 3 000 euros annuels par rapport à leur situation dans la plupart des universités françaises.
En outre, le service alimentaire du Crous a lancé un repas à un euro pour tous les étudiants, une initiative qui a déjà réuni 30 % d’augmentation de fréquentation comparativement à l’an dernier. « Cela nous permet de gagner en autonomie sans compromis sur la qualité », souligne un étudiant.
Cependant, cette réussite s’accompagne d’un enjeu budgétaire : pour chaque repas gratuit, sept euros sont financés par le gouvernement. Les services universitaires alertent sur l’épuisement des ressources et prévoient des ajustements dès 2027 via une répartition des recettes générées par les frais différenciés.
« Nous ne pouvons pas garantir cette situation à long terme », avance le président de l’UGA, tout en insistant sur la nécessité d’un « équilibre entre solidarité et fiscalité ». Les étudiants, quant à eux, restent optimistes : « Même si les coûts augmenteront, cette initiative a permis à tous d’accéder à l’éducation », explique une jeune femme originaire de Guinée.